Bravo aux éditions La Doux qui reviennent de la Foire de Bologne consacrée aux livres pour enfants avec le prix BOP – Bologna Prize for the Best Children’s Publishers of the Year , partagé avec 5 autres éditeurs ! Cette récompense place la toute jeune maison d’édition au rang des meilleures éditeurs de l’année. À cette occasion, nous publions l’entretien réalisé en 2025 par Catherine Boivin de la librairie La Luciole à Angers pour le numéro 101 de la revue Citrouille. C’était les premiers pas de La Doux…

La Doux, nouvelle maison d’édition née d’une longue amitié
Pour souhaiter la bienvenue aux éditions La Doux, nous sommes allées à la rencontre de leurs fondatrices, Sophie Chanourdie et Karine Leclerc. Les deux femmes, liées par une amitié de longue date, partagent une grande expérience du monde de l’édition et le goût de la créativité.
C’est quoi, créer une maison d’édition en 2025 ?
C’est avant tout une aventure humaine, celle d’un duo d’éditrices passionnées et motivées par le désir de proposer des livres pour tous, au plus près de tous les publics. C’est aussi faire le pari enthousiaste d’une créativité inépuisable et du renouvellement de la confiance de nos autrices et auteurs.
Une petite présentation s’impose : d’où venez-vous ?
Entre nous, c’est une longue histoire de compagnonnage ! Nous nous sommes rencontrées en début de carrière, puisque nous avons travaillé au sein de la même maison, et nous ne nous sommes jamais perdues de vue. Nous nous suivions avec plaisir et nous échangions régulièrement sur nos métiers, nos envies, nos projets. C’est donc tout naturellement qu’après avoir développé respectivement des catalogues jeunesse et bande dessinée au sein de maisons comme Bayard, Glénat et Nathan pour l’une (Karine), Milan et Larousse pour l’autre (Sophie), que nous avons eu envie d’innover et de nous associer, pour former un duo complémentaire et enthousiaste.
Et ce nom, La Doux ?
Les éditions La Doux tirent leur nom d’une petite rivière qui longe le Moulin de La Doux, en Corrèze. Ce lieu incarne notre ADN, notre ancrage et notre attachement à la création. Adossées à notre maison d’édition, les Résidences du Moulin de La Doux proposent un temps et un espace dédiés pour nourrir l’inspiration des autrices et auteurs, en lien avec le tissu culturel et associatif local, mais aussi les écoles. La littérature pour la jeunesse est conviviale et fédératrice. Nous voulons mettre en avant ce plaisir de travailler ensemble et le valoriser auprès de nos publics.
Deux sorties petite enfance sont programmées en septembre [2025, ndlr] avec Antoine Guilloppé et Mathis, des noms bien connus dans nos chaudrons. Comment les avez-vous accompagnés dans la création ?
Nous avons échangé avec eux sur des idées, des genres, des thèmes sur lesquels nous les projetions et nous leur avons laissé carte blanche.
Des grands noms de la littérature jeunesse, c’est un beau lancement, mais êtes-vous aussi à la recherche de nouveaux talents ? De traductions ?
Nous sommes évidemment engagées dans la découverte et la promotion de nouveaux talents, comme Lucas Scholtes, auteur du roman graphique décoiffant Pirates en enfer à paraître en octobre.
Quels sont vos projets ?
Nous ne nous interdisons rien chez La Doux, ni en termes de genres ni de tranches d’âge ! Nous aimons l’exploration et l’hybridation des formats. Nous travaillons donc sur une palette de projets variés et c’est jubilatoire ! À l’automne, nous éditerons la première aventure de Rose et Lock Holmes, un livre à lire et à jouer sous forme d’enquête interactive, ou encore un recueil de poèmes de l’Avent, doux comme tout : Même l’hiver a des airs de caresse…
Pour terminer, et pour mieux vous connaître, quel ouvrage, déjà paru, auriez-vous aimé éditer ?
J’aurais adoré éditer la série des Ours Nains d’Émile Bravo et, par-dessus tout, les aventures de Fifi Brindacier, mon héroïne préférée de tous les temps ! (Karine). Et moi, découvrir et traduire l’œuvre de Arnold Lobel, et publier Tobie Lolness ! (Sophie)
— Septembre 2025, numéro 101 de la revue Citrouille.




